Marché de l’automobile : l’occasion en tête de liste

    Alors que les constructeurs automobiles cherchent à répondre à de nouveaux enjeux alliant technologie et responsabilités environnementales, le marché de l’automobile peine à suivre cette cadence. Et pour cause, la baisse du pouvoir d’achat, les retards de production et la crise sanitaires poussent les conducteurs à se tourner vers l’occasion.

La crise sanitaire est-elle un facteur du ralentissement des ventes de véhicules neufs ?


     Comme beaucoup de secteurs, l’automobile a été gravement touché par la crise sanitaire avec un recul de 25,7% d’immatriculations de voitures neuves en 2020. Coté production, les constructeurs sont à la peine. En cause, les usines, qui, pour se conformer aux restrictions et mesures gouvernementales n’ont pas pu tourner à plein régime.

    D’autre part, les difficultés d’approvisionnement en pièces et composants en provenance de fournisseurs extérieurs ont aggravé un contexte de production déjà fragilisé.

     Côté vente, il a fallu se réinventer et innover. Les points de vente étant fermés, les concessions ont dû trouver des solutions telles que les ventes à distance, e-visites, click and collect ou encore rendez-vous commercial en visioconférence.

     Aramis auto, leader du e-marché automobile, a, quant à lui vu ses ventes progresser de presque 7%.

 

Une production au ralentie

    Autre facteur impactant le marché du neuf : la pénurie de semi-conducteurs. Ces puces, indispensables à la création des véhicules neufs, participent au bon fonctionnement des équipements de sécurité et des options high-tech.

    Depuis 2020, la production de semi-conducteurs a ralenti. Le nombre de pièces produites n’a pas été suffisant, ce qui a entrainé un déséquilibre de l’offre et de la demande, et donc une hausse des prix record.

     Le secteur automobile n’est pas la seule industrie à utiliser ces composants, le secteur de la téléphonie en a aussi cruellement besoin. S’en est alors suivi une guerre des prix entre ces deux industries dont l’issue n’a pas été favorable pour l’automobile. Renault annonce une perte de 500 000 véhicules, c’est 600 000 véhicules pour Volkswagen et une baisse de 40% de sa production pour Toyota.


Le pouvoir d’achat des français fait pression.

 

    Ce flottement sur le marché des véhicules neufs porte avantage au marché de l’occasion. Les habitudes de consommation connaissent une nouvelle tendance et tous les secteurs sont touchés par la seconde main. En effet, avec la baisse du pouvoir d’achat, les consommateurs préfèrent se tourner vers des produits moins chers.

    Acheter un véhicule est un investissement considérable pour un ménage, alors que la question de la transition énergétique est au centre des débats, les conducteurs préfèrent temporiser en attendant de savoir si l’électrique ou l’hybride sont de réelles alternatives. En d’autres termes, les ménages ne veulent pas investir dans un véhicule (rappelons que le prix moyen d’un véhicule neuf est de 25 000€) sans être sûr que ce véhicule perdurera dans le temps.

 

Acheter un véhicule d’occasion en toute sérénité

 

    Nous l’avons compris : la tendance est donc l’occasion. Mais que faut-il savoir avant d’acheter un véhicule d’occasion ?

     Tout d’abord, acheter un véhicule d’occasion nécessite des connaissances pointues sur le véhicule, surtout si ce dernier est acheté auprès d’un particulier et ne dispose pas d’une garantie professionnelle.

 Voici quelques recommandations pour l’achat d’un véhicule d’occasion :

  • Demander toujours à voir un contrôle technique périodique de moins de 6 mois. Cela permettra de connaitre l’état du véhicule.

  • Editer un avis de situation administrative du véhicule en interrogeant les bases de données de l’Etat afin de s’assurer que le véhicule ne possède aucune opposition, gage ou défauts de papiers.

  • S’assurer que la personne qui vend le véhicule (présent sur la déclaration de cession) est la même que celle mentionnée sur la carte grise. Si un cotitulaire est présent sur le titre de circulation, sa signature devra être présente sur le certificat de cession (Cerfa 17776*01). 

     Afin de faciliter vos démarches, vous pouvez faire appel à un prestataire comme Dépôt Carte Grise, mandataire habilité et agréé par le ministère de l’intérieur pour procéder aux démarches d’immatriculation.

 Vous souhaitez en savoir davantage sur l’achat de véhicules d’occasion ? Rendez-vous dans notre prochain article !

 

Interview de Bruno Gauthier, buraliste
Tabac le 1 000 à Beaucouzé